覧覧 j.p. 覧覧覧 info

2004

hypegallery, exposition collective, 24 novembre - 3 décembre 2004, Palais de Tokyo, Paris et galerie virtuelle
Artomatic, exposition collective, 12 novembre - 5 décembre, Washington, D.C.
In the mood for..., 18 - 21 juin, Paris
Etaules, à l'entour, 13 juin 2004, Salle Anaïs, Etaules  

 

2003

Galerie Harmonia Mundi, 10 août - 13 septembre, Dijon

Chez Côme, Ateliers d'artistes du XIVème, portes ouvertes, 26 & 27 mars, Paris

Galerie La Source, 24 janvier - 23 février, Fontaine-lès-Dijon

2002

JE PENSE A TOI JE PENSE, 14 janvier - 1er février, Mairie de Paris,
Direction de la Jeunesse et des Sports, 25, boulevard Bourdon, Paris IV

depuis 1998

Photographies de musiques vivantes, bar Le Local Rock, Paris
avenue Jean Jaurès, Paris XIX

PRESSE

- Le Bien Public / Quartier Libre du 15 février 2003

FONTAINE-LÈS-DIJON, JUSQU’AU 23 FÉVRIER
Un photographe CURIEUX


La galerie de la Source est actuellement le lieu d’une exposition des photographies de Jean-Philippe Échard. C’est un œil curieux que nous invite à rencontrer cette sélection d’images.

JEAN-PHILIPPE ÉCHARD a investi la totalité de la galerie. Chaque pièce y est consacrée à un thème autour duquel il a réuni une sélection de ses photographies. Elles sont nombreuses, et leur réunion ici témoigne de son œil curieux, ouvert sur son extérieur proche. C’est là, au fil de sa vie, de ses voyages, de ses « itinéraires erratiques », de ses rencontres, qu’il puise ses images : « Je n’ai pas d’idées préconçues quand je fais mes photos. Je les réunis autour d’un thème après les avoir faites. Cela dit, c’est l’espace urbain, et sa restitution poétique malgré son aspect ingrat, qui m’intéresse ». La ville occupe effectivement une place privilégiée dans son travail. Localisable, clairement identifiée dans certaines vues, la ville s’efface dans certaines photographies, et sa matière la remplace : pierres d’un monument, graviers au sol, lumières de l’éclairage public, Échard nous transmet des ambiances, joue avec les formes et les textures, rejoint parfois le champ du dessin et de la peinture. « Débordements », sa réponse au concours de photographie de Talant il y a deux ans, est une des rares fois où l’idée a précédé l’image dans son travail. Il a photographié des fragments de dessins où le coloriage réalisé par des enfants déborde largement des traits noirs du dessin.
Dans une autre salle, des photographies sont rassemblées, où figurent des personnes, inconnues ou amies : «Elles sont sur ces photos, mais n’en sont pas forcément le sujet. Ce sont des personnes que j’ai croisées, qui se trouvaient là au moment de la photo.» Quelques-unes de ces photographies sont remarquables, et s’échappent de l’ensemble. La technique s’y oublie et l’image véritablement révèle la mémoire d’un instant.
De New-York à Paris, en passant par Vienne, c’est le parcours de ce jeune photographe que l’on suit au fil des salles.
Et son parcours dans l’art de la photographie.

Yann Popovic © Copyright Le Bien Public

*****

- Le Bien Public du 28 janvier 2003

Des photos à la galerie La Source
Jean-Philippe Echard, ses visions intimes

Parce qu’il y a jeux avec les reflets, les plans et les éclairages, la photo de Jean-Philippe Echard est souvent intéressante. Mais aussi parce que l’artiste travaille avec les formes, les lignes, les masses et les teintes. Il compose. Il construit. Et en même temps, sa photo conserve un caractère intuitif et spontané. La réunion de ces deux qualités fait le charme de beaucoup des oeuvres exposées en ce moment à Fontaine, à La Source.
La salle du rez-de-chaussée reprend en partie l’exposition de 2001 en mairie de Paris, intitulée "Je pense à toi je pense". C’est une promenade en ville, monde onirique, faits de décalages, de visions intimes. "Je voulais montrer la poésie dans la modernité urbaine..." J.-P. Echard vit à Paris où il est ingénieur chimiste à la conservation du patrimoine culturel. "Je suis heureux de revenir en terre de Bourgogne pour l’occasion !" Enfant d’Etaules, il dédie son expositionà son grand-père bourguignon, dont il utilise toujours le vieux Pentax ! "Il a fait beaucoup de photos de nature. Des oiseaux surtout ", raconte-t-il.
Au premier étage, à côté de travaux plus conventionnels en noir et blanc, J.-P. Echard montre des séries en couleurs très personnelles, où le côté pictural s’exprime largement. Epurée, abstraite, l’image a une grande force. Eclipse, Minéral Equinoxe, Danse Sacrale... Les titres s’amusent et ouvrent la porte à l’imagination. Avec sa série de personnages, il fait aussi, évidemment, oeuvre de plasticien : "La composition et le mouvement sont plus importants que le portrait lui-même", explique-t-il. L’art est toujours une façon de se réapproprier la réalité. L’art photographique encore davantage. Elle la détourne, la transforme. "J’essaie d’abstraire quelque chose !" suggère J.-P. Echard, parlant des ses "bougés" ou de ses macros. Il admet la part de hasard dans sa démarche artistique : "J’ai parfois des surprises au développement !" Et il en joue.

Marie-Jo Leblanc © Copyright Le Bien Public

 

*****